|
|||||||||||||||||||
|
Essayer RiskAssur PRIVILEGE, |
|||||||||||||||||||
Le Brésil veut investir 50 milliards de dollars en dix ans dans la filière sucre-éthanol en augmentant ses cultures de cannes à sucré, destinées à la production de cet agro-carburant.
#
Cet investissement sera consacré à la construction de 130 nouvelles usines de production d’éthanol au cours des dix prochaines années, sans doute dans la perspective de prendre la première place de producteur d’éthanol détenue part les Etats-Unis , qui le produisent à partir da maïs, alors que le Brésil en est déjà le premier exportateur.
#
Le président de la filière brésilienne sucre-éthanol, Marcos Jank, a déclaré, lors de l’ouverture du troisième sommet éthanol à Sao Paulo la capitale économique du Brésil , que la demande mondiale « d’agro combustibles » et la pression croissante de la société pour des énergies non fossiles vont soutenir le développement du secteur au Brésil.
#
Il a ajouté, pour contrer les détracteurs de la production d’agrocarburants, soucieux de l’alimentation de la population du globe en augmentation constante :
« Que des possibilités immenses de croissance existent sans provoquer de déforestation, ni concurrencer la production alimentaires. »
#
On a du mal à le croire car, la surface des terres agricoles n’est pas extensible, sauf à en gagner de nouvelles par la déforestation.
#
Par ailleurs, on est dans l’incertitude absolue quant aux conséquences du réchauffement climatique sur le rendement futur des cultures, sans parler de l’incidence de la montée déjà amorcée du niveau des océans, sur l’étendue des surfaces cultivables.
#
La preuve en est que la Chine, qui dispose de réserves financières considérables, investit massivement en Afrique équatoriale, pour s’assurer la mise sa disposition, sous forme d’achats ou de contrats de location longue durée, d'un maximum de terres cultivables, destinés à l’alimentation de sa population, dont la demande globale et individuelle est en croissance constante.
#
En effet, la Chine, comme les autres pays en développement, devront assurer l’approvisionnement d’une population non seulement en augmentation numérique , mais qui accède aussi à l’aisance économique.
#
Chez nous, nous constatons dès à présent les conséquences sur les cultures de ce que l’on désigne encore pudiquement par dérèglement climatique et qui se manifeste par des périodes de sécheresses, suivies de pluies et de chutes de grêle dévastatrice.
#
Souvenons-nous des vastes incendies en Russie en 2010, provoqués par la sécheresse, qui ont dévastés les cultures de blé, au détriment de l’approvisionnement du marché international, encore en manque de stocks.
#
Aujourd’hui, la production de carburants non fossiles, à partir de cultures de maïs, aux Etats-Unis et de canne à sucré au Brésil est toujours rentable, mais cette tendance risque de s’inverser le moment venu, sous la pression des marchés, par l’effet de la montée des prix des produits agricoles destinés à l’alimentation.
#
Les lobbies de l’éthanol n’y changeront rien.
|
![]() ![]() Sommaires de RiskAssur-hebdo
A la une |
| ©
2000/2026 par FRANOL Services - riskassur
est une marque déposée par FRANOL Services / ISSN
1632-3106 |
|
| Numéro
de dépôt 702978 CNIL fait le 1 février 2001 en application de l'article 16 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. |
|
| RiskAssur
et RiskAssur-hebdo sont des éditions de FRANOL Services - Immeuble Val de Loire - 4 passage de la Râpe - 45000 Orléans RCS Orléans 339 587 768 - SARL de 7 622,45 € - Gérant : Olivier Kauf - données légales |
|