La COP 21 ne peut pas se terminer sans accord
La COP 21 est condamnée au succès, parce qu’il ne peut pas en être autrement.
Nous sommes actuellement sur une trajectoire de réchauffement de 5 à 6 degrés, ce qui rendrait progressivement
la vie sur terre impossible, si rien n’était fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière à limiter le
réchauffement, déjà largement avancé, au plus à 2 degrés.
Les pays à l’origine des émissions et ceux qui les ont rejoints depuis, notamment la Chine et l’Inde, ont admis l’exis-
tence de cette condition de survie sur notre planète et doivent s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de
serre en conséquence.
Il reste à se mettre d’accord sur la portée de leurs engagements.
La première condition à remplir consiste à remplacer les énergies fossiles, charbon pétrole et gaz, par des énergies non
polluantes, hydraulique, solaire et éolienne, ce qui pose le problème du stockage de l’électricité, non encore résolu.
Il faudra recourir au nucléaire en attendant de développer d’autres énergies, comme l’hydrogène, non encore domes-
tiqué.
Les populations, à commencer par celles habitant les grandes villes devront changer leur mode de vie et de circulation,
alors que l’habitat et la circulation participent, dans une proportion importante, au réchauffement climatique.
Les changements à réaliser prendront un certain temps mais sont à notre portée, ils relanceront au contraire l’activité,
là où elle est en panne.
Il n’en est pas de même du financement à mettre en place pour l’évolution des 134 pays en développement, membres
du G77, pour leur permettre de participer à l’évolution climatique et à leur adaptation à ses conséquences.
Les pays développés se sont engagés à y consacrer 100 milliards de dollars par an, à compter de 2020, alors, qu’à
quelques exceptions près, ils sont fortement endettés et vivent à crédit.
L’argent existe, mais il est entre les mains de fonds « souverains », pas prêts à s’en défaire, jusqu’au moment où ils
auront compris qu’il ne leur servirait à rien, dans un monde à la dérive.
Pour qu’ils s’en convainquent, il faudra encore du temps.
Entre-temps, les membres du G 77 attendent dès l’engagement concret de la COP 21 et qu’il faudra pouvoir leur don-
ner, dans la mesure du possible.
La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a dit que l’argent doit venir des banques et des entreprises, mais
celles-ci ont des principes de rentabilité et de retour sur investissement à respecter.
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page 2 - Numéro 427 du 11 décembre 2015
Edito