n°358 de RiskAssur-hebdo du Vendredi 16 mai 2014 - page 2

Ce qu’il reste à faire pour tenter
d’éviter la catastrophe climatique annoncée
D
u dernier volume de son 5ème rapport du GIEC, qui dresse sur la question du climat un état des connaissances
actuelles, il ressort que le retour en force du charbon est la cause principale de la hausse des émissions de gaz
à effet de serre, mesurée entre 2000 et 2010.
C’est, une hausse plus importante, en dix ans, que celle constatée au cours des trois précédentes décennies.
Cependant, les spécialistes réunis sous l’égide de l’ONU, il y peu à Berlin considèrent qu’il est encore possible de main-
tenir la hausse des températures en deçà des 2 degrés, par rapport à l’ère préindustrielle, à condition de renverser
radicalement la tendance de ces dernières années.
Cela signifie, qu’il faut diviser par deux, d’ici 2050, les émissions actuelles de gaz effet de serre et de les éliminer tota-
lement d’ici la fin du siècle.
Concrètement, cela suppose des investissements majeurs dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’énergie, du trans-
port ou encore de l’agriculture, ce qui tombe mal dans la situation économique et financière actuelle, pour la qua-
si-totalité des pays.
Cependant, des décisions communes devront être prises par la communauté internationale, car tous les Etats devront
y contribuer et ce dans le cadre des prochaines conférences internationales sur le climat, notamment celle de Paris,
en 2015.
Personne ne peut dire qu’il ne savait pas, car le 2 septembre 2002, à l’occasion du Sommet mondial du développe-
ment durable, Jacques Chirac, représentant la France en qualité de Président le République a déclaré :
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Il est temps, je crois, d’ouvrir les yeux. »
Depuis, les conférences internationales se sont enchainées les unes aux autres, mais rien de définitif n’a été décidé,
que d’occasions manquées, pour arriver au constat que l’on sait.
Face à cet échec, 15 pays, à l’origine de 75 % des émissions mondiales des gaz à effet de serre, vont étudier ensemble
les modalités de décarbonatation profonde, pour atteindre l’objectif fixé par le GIEC , pour 2050, pour sortir de l’im-
passe.
Malheureusement, cette initiative ne vient pas des gouvernements qui sont responsables de cette inaction, mais de
centres de recherches qui ont répondu à l’appel du Sustainable Developement Solutions Network, un réseau de ré-
flexion, un « think-tanks » crée en 2012 sous l’égide des Nation Unies et de l’Institut pour le développement durable
et les relations internationales, l’Iddri, basé à Paris.
Pour Laurence Tubiana, directrice de l’Iddri, pour expliquer cet échec, elle pense que la négociation climatique, c’est,
jusqu’à présent concentré sur des objectifs et sur un agenda sans s’interroger sur ce que cela signifie concrètement,
comme effort de transformation pour chaque pays.
Notons que s’il n’y avait que ça, la solution serait vite trouvée, alors que la problématique est malheureusement ail-
leurs et ne se limite pas à une simple question d’approche.
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Abonnement gratuit sur
page 2 - Numéro 358 du 16 mai 2014
Edito
1 3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,...44
Powered by FlippingBook