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page 26 - Numéro 273 du 22 juin 2012
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Les voeux de la France avant Rio+20
R
appelons que les 193 pays signataire de la Con‐
vecƟon de 1992 se retrouvent en ce moment à 
Rio, 20 ans plus tard, pour la ConvenƟon des Na‐
Ɵons unies pour le développement durable, Rio+20. 
Face à l'enjeu plantaire du développement durable, la 
France se mobilise avec, à ses côtés, les collecƟvités lo‐
cales et les représentants de la société civile. 
Pour ceƩe raison, trois réseaux d'acteurs ont été désignés 
pour y représenter la France : 
‐ le Comité Rio+20 pour représenter la posiƟon de l'Etat, 
‐ le CollecƟf Rio+20 comme porte voix de la société civile, 
‐ le Club de France Rio+20 qui fédère des réseaux de col‐
lecƟvités locales, entreprises, organismes professionnels 
écoles et établissements publics. 
Vingt ans après la Conférence des NaƟons unies sur le 
développement durable, Rio est de nouveau l'épicentre 
des rencontres entre les acteurs à, l'occasion d'un nou‐
veau Sommet de la Terre. 
Les 193 Etats se réunissent d'abord pour dresser le bilan 
de vingt ans de gesƟon collecƟve de développement du‐
rable à l'échelle de la planète, dont les résultats sont loin 
d'être significaƟfs. 
Mais, par delà le bilan, le sommet de Rio a pour objecƟf 
de dégager les moyens poliƟques et juridiques pour pro‐
mouvoir un modèle économique de croissance fondé sur 
le développement durable et, dans ce domaine, tout reste 
à faire. 
Il vise également à agir contre le changement climaƟque, 
actuellement dans l'impasse depuis l'échec de la Confé‐
rence sur le climat de Copenhague en 2009 et de celles 
qui ont suivies depuis. 
A cet égard, le monde est dans l'impasse. 
Notre nouvelle ministre de l'Ecologie et du Développe‐
ment durable, Nicole Brice, vise une croissance verte 
pourvoyeuse d'emplois en manoeuvre la France, mon‐
trant l'exemple, notamment par les emplois d'avenir 
qu'elle souhaite créer sur son sol, engendrés par la transi‐
Ɵon écologique dans un pays développé, conformément à 
la feuille de route fixée par le président de la République. 
Pour la ministre, la France doit s'impliquer pour apporter 
une dimension sociale aux engagements qui devraient 
être pris à Rio, inscrivant son acƟon dans la préparaƟon 
des suites données aux objecƟfs du Millénaire pour le dé‐
veloppement, largement en retard sur leur échéance de 
2015. 
Depuis 1992, la gouvernance mulƟ‐acteurs est apparu 
comme une nécessité, d'où la présence, ceƩe année de 
trois réseaux d'acteurs pour porter la voix de la France. 
Pour Nicole Brice, l'enjeu est d'obtenir que les acteurs de 
la société civile n'aient plus un simple rôle d'observateurs, 
mais deviennent de vraies parƟes prenantes aux négocia‐
Ɵons en obtenant des droits nouveaux : droit d'accès à 
l'informaƟon, droit d'intervenir, droit de proposer des 
amendements aux textes à voter. 
A cet égard. Rio+20 innove en organisant plusieurs jour‐
nées dédiés aux acteurs non‐étaƟques et ce avant les réu‐
nions officielles. 
L'enjeu est de permeƩre l'émergence d'une organisaƟon 
mondiale de l'environnement ouvrant, dans le cadre des 
NaƟons Unies, la voie à un programme d'acƟon universel 
pour une économie verte et solidaire, encore faut‐il que la 
France soit suivie sur ceƩe voie. 
Point de vue