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page 8 - Numéro 272 du 15 juin 2012
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La vie des sociétés … nouveautés
Malakoff Médéric et Harmonie Mutuelles lancent Kalivia Audio 
En France, 6 millions de personnes entendent mal, mais seulement 300 000 sont appareillées (Etude DREES 2011 : l'Etat de la san‐
té de la populaƟon). La perte d'audiƟon touche principalement les personnes âgées. Elle concerne également les personnes en 
acƟvité : 24 % des salariés déclarent avoir des difficultés pour entendre (Etude Malakoff Médéric 2012 : Santé en Entreprise). 
Parmi les raisons expliquant le faible taux d'équipement, le prix des aides audiƟves, et dans une moindre mesure certaines réƟ‐
cences psychologiques, consƟtuent les principaux freins (Etude TNS Sofres pour Malakoff Médéric 2012 : Les Français et l'audi‐
Ɵon).  
Aussi, après Kalivia OpƟque, créé en 2010, Malakoff Médéric et Harmonie Mutuelles lancent leur deuxième réseau commun, Kali‐
via Audio, pour faciliter l'accès de leurs bénéficiaires aux aides audiƟves.  
Avec plus de 1 000 audioprothésistes partenaires, Kalivia Audio se posiƟonne d'emblée comme le réseau d'audioprothésistes le 
plus important de France.  
Les adhérents de Mutuelle Existence, historiquement implantée en Rhône‐Alpes et Languedoc Roussillon, et membre de l'Union 
Harmonie Mutuelles, pourront ainsi bénéficier de cet important réseau.   
Kalivia Audio a été consƟtué selon, notamment, les principes suivants :   
‐ un réseau ouvert à tous les audioprothésistes répondant aux critères de qualité et tarifs définis par Kalivia, 
‐ les audioprothésistes du réseau s'engagent à respecter une charte de qualité stricte, 
‐  la liberté de choix de l'équipement par l'audioprothésiste (dès lors qu'ils sont inscrits sur la Liste des Produits et PrestaƟons rem‐
boursables par l'Assurance Maladie), 
‐ une réducƟon importante sur le coût des appareils, 
(Suite de la page 7)
(Suite page 9)
Bloc notes
Un pas en avant et un pas en arrière,
face à un problème de société, celui de
l'euthanasie
Dans les « 60 engagements pour la
France » de François Hollande, aujour-
d'hui le Président de la République on
peut lire :
« Toute personne majeure en phase avan-
cée ou terminale d'une maladie incurable
provoquant une souffrance physique ou
psychique insupportable et qui ne peut
être apaisé, puisse demander dans des
conditions précises et strictes à bénéfi-
cier d'une assistance médicalisée pour
terminer sa vie dans la dignité ».
Bien que ce texte remplace « euthanasie
par « assistance médicalisée » pour termi-
ner sa vie dans la dignité, on aura com-
pris que par opposition à l'euthanasie
passive de la loi Leonetti de 2005, qu'il
ne peut s'agir que de l'administration,
dans des conditions précises et strictes
qui restent à préciser, d'un produit létale
qui donne la mort.
Il ne suffira pas de préciser les conditions
légales d'administration d'un produit létal,
il faudra aussi mettre à l'abri des pour-
suites pénales, ceux qui en auront décidé
et ceux qui seront passés à l'acte, ce qui
suppose un modification du Code pénal.
Rappelons que la loi Leonetti, bien que
ne prévoyant que l'euthanasie passive, a
omis de modifier le Code pénal, ce qui en
est le point faible, qui peut placer en
porte à faux les soignants impliqués d'ans
un acte d'euthanasie passive.
Il faut noter que dans un entretien à Ra-
dio Fidélité que le Premier ministre, Jean-
Marc Ayrault, a expliqué que le projet du
gouvernement concernant la fin de vie
consistait à perfectionner la loi Leonetti ,
dans le cadre d'une concertation et en
évoquant le développement des soins
palliatifs, ce qui peut s'analyser comme
un pas en arrière par rapport à l'enga-
ment présidentiel.
Cependant, il est hautement probable
que la possibilité de tous les malades en
fin de vie de pouvoir bénéficier de soins
palliatifs appropriés à leur état, soit dans
un centre de soins, soit à son domicile,
devrait rendre, dans des proportions con-
sidérables, les demandes d'euthanasie
active sans objet.
Seulement, on en est très loin en France,
en sachant, que selon les données de
2010 de l'Inspection générale des af-
faires sociales, l'lgas, chaque année entre
150 000 et 200 000 personnes auraient
besoin d'un accompagnement palliatif,
mais seulement 20 % des Français qui
meurent à l'hôpital en bénéficient et c'est
bien moindre pour ceux qui veulent mou-
rir chez eux.
Aujourd'hui, parler de soins palliatifs pour
se substituer aux demandes d'euthanasie
et de suicide assisté, c'est botter en
touche car, faute de moyens financiers et
matériels suffisants, l'offre de soins pal-
liatifs ne répondra pas aux besoins dans
un avenir prévisible.
C'est un problème que l'on ne peut pas
laisser plus longtemps en l'état, car il
conduit trop souvent à des situations
difficiles pour les malades, leurs proches
et leurs soignants, avec le risque de dé-
rive qui en découle.