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page 17 - Numéro 268 du 18 mai 2012
RiskAssur-hebdo
- Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
La vie des sociétés … résultats
L’Epargne poursuit son évoluƟon et enregistre un chiffre d’affaires 2011 de 146,2 millions d’euros, en croissance de +4,6 % par
rapport à 2010, portée par le développement de l’épargne salariale et des garanƟes opƟonnelles de retraite supplémentaire.
L’acƟvité Prévoyance (invalidité, incapacité, décès) est également en croissance à +2,3 %, avec un chiffre d’affaires 2011 de 198,3
millions d’euros.
A l’issue de cet exercice, les capitaux propres du Groupe s’établissent à 630 millions d’euros. Le raƟo de solvabilité, hors plus‐
values latentes, aƩeint 3,9 fois l’exigence de marge règlementaire et permet de répondre aux exigences des normes qui seront
fixées par la réforme Solvabilité 2.
Le résultat financier, malgré le contexte d’instabilité des marchés s’établit à 94 millions d’euros.
Les trois insƟtuƟons de prévoyance du Groupe sont impactées par les conséquences de la réforme. Dans ces condiƟons, elles en‐
registrent en 2011 les résultats suivants : 9,7 millions d’euros pour CCPMA PREVOYANCE, dédiée à tous les salariés des Orga‐
nismes Professionnels Agricole, ‐14,9 millions d’eurospour AGRI PREVOYANCE, dédiée aux salariés non cadres de la producƟon et
3 millions d’euros pour CPCEA, dédiée aux salariés cadres de la producƟon.
En 2012, le Groupe AGRICA s’est fixé pour objecƟf de franchir la barre du demi milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il s’appuiera
notamment sur le développement des accords de branches et de l’acƟvité épargne retraite à travers le conseil personnalisé au‐
près des entreprises.
MAAF affiche un chiffre d’affaires en hausse de 5,3% en 2011
MAAF connait en 2011 une progression significaƟve de son portefeuille qui aƩeint désormais 4,1 millions de sociétaires et clients
(+ 1,7 %). A fin 2011, le chiffre d’affaires aƩeint 4 217 millions d’euros, soit une progression de 5,3 % par rapport à 2010 alors que
le marché enregistre une baisse moyenne de 9 %. La hausse est très neƩe sur les secteurs clés que sont l’HabitaƟon/Risques pri‐
vés (+ 6,6 %), et l’Automobile (+ 4,4 %) mais également l’Epargne (+ 14,7 %).
En 2011, le portefeuille auto progresse à nouveau (+ 56 200 véhicules). Pour maintenir son rythme de croissance (+ 38 % en 10
ans), MAAF a repensé son offre automobile. Au 31 décembre 2011, MAAF assure 4,1 millions de véhicules.
(Suite de la page 16)
(Suite page 18)
Bloc notes
Tentative de la FAO à de freiner l'accapa-
ration des terres arables des pays
pauvres
Depuis plusieurs années, des ONG
s'insurgent contre la course à la terre
dans les pays pauvres.
Les experts estiment que plus de 200
millions d'hectares ont été vendues ou
louées en dix ans, entre 2000 et 2010,
généralement détriment des populations
locales.
Les acheteurs et les locataires sont soit
des entreprises, soit des institutions gou-
vernementales de pays en manque de
terres arables, soucieuse de trouver, des
sources d’approvisionnements, pour face
à la croissance des besoins à venir.
De nombreux pays, principalement d'Asie,
auront à faire face à la fois à l'accroisse-
ment de leur population mais aussi à
l'augmentation de la demande, liés à
l'accès progressive de leur population à
l'état de consommateurs.
Pour cette raison, l'Organisation des Na-
tions Unies pour l'agriculture et l'alimenta-
tion, la FAO a adopté des directives visant
à encadrer l'achat et la location longue
durée de terres à travers le monde.
Partant du principe que l'élimination de la
faim et de la pauvreté dépend dans une
large mesure de la façon dont les per-
sonnes et les communautés et les autres
acteurs accèdent aux terres, la FAO a
édité ces directives « pour une gouver-
nante responsable des régimes fonciers
».
Cependant, les ONG regrettent que ces
mesures ne soient pas contraignantes, ce
à quoi le directeur général de la FAO, José
Graziano da Silva répond que t'es« un
point de départ, pas d'arrivée ».
Pour la FAO, des droits fonciers inadaptés
et non sécurisé augmentent la vulnérabili-
té, la faim et la pauvreté peuvent con-
duire à des conflits et des dégradations
environnementales.
Elle insiste sur les droits des peuples
autochtones, à l'accès aux terres mais
aussi sur l'importance de la transparence
et de l'information des populations.
Face au problème de la ruée sur les
terres arables, la FAO préconise notam-
ment d'éditer des règles transparentes
concernant l'échelle, la portée et la na-
ture des transactions autorisée sur les
droits fonciers et définir ce qui constitue
sur leur territoire une transaction à
grande échelle.