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La communauté
internationale se retrouvera, sous l'égide de l'ONU, en décembre
prochain à Copenhague au Danemark, pour s'entendre sur les efforts
à fournir, à partir de 2012, pour lutter contre le réchauffement
climatique.
Tout a été dit sur l'importance de cette conférence
pour la survie de notre planète, que certains qualifient de celle
de la dernière chance.
L'Europe des 27 a un rôle important à jouer, à titre
d'exemple et comme force d'entraînement, en sachant que les tractations
avec les Etats-Unis et les pays émergents, sans être au point
mort, n'avancent guère, au risque de décourager certains
pays européens.
Pour la France, il est nécessaire que les Etats-Unis mais aussi
le Canada acceptent des engagements par rapport à 1990, aussi élevés
que ceux de l'Union européenne.
La France veut préserver l'acquis du paquet climat énergie,
adopté de haute lutte et à l'arraché en décembre
2008, avec un objectif ambitieux mais pas encore suffisant, à savoir
celui des trois fois 20%, consistant à :
« Réduire de 20 % les émissions de gaz à effet
de serre ; consommer 20 % d'énergies renouvelables et économiser
20% d'énergie, le tout d'ici 2020 ».
Pour ranimer l'ambition européenne, notre ministre de l'Écologie,
Jean Louis Borloo, a présenté à la dernière
réunion des ministres de l'environnement des 27 un mémorandum
de 13 pages et 60 articles qui constitue du point de vue français
l'accord idéal sur le climat, autrement dit, les grandes lignes
d'un accord post-Kyoto.
Le mémorandum s'appuie pour l'essentiel sur les positions partagées
par les 27, mais il introduit aussi des idées spécifiques
à la France, comme le plan d'électrification de l'Afrique,
sur lequel elle n'a, jusqu'à présent, pas réussi
à entraîner les autres Etats européens.
Sur le sujet très sensible de la solidarité financière
entre pays riches et pays en voie de développement, le mémorandum
français ne sort pas de la réserve dans laquelle ont choisi
de se tenir les 27 de l'Union européenne.
Au mieux, le texte reprend, sans le nommer, l'idée mexicaine d'un
fonds alimenté par des contributions fondées sur la capacité
financière de chaque pays et sur le niveau ses émissions.
Paris estime que le débat ne doit pas s'enliser, alors que le risque
est grand, dans des bagarres techniques entre experts, mais qu'il doit
s'élever au niveau politique.
Certes, pour permettre aux chefs d'Etats de décider, il faut une
base technique claire, or celle-ci existe, sans jamais être contestée,
ce sont les recommandations du Groupe intergouvernemental d'experts sur
le climat de l'ONU, le GIEC.
Le texte français fixe des objectifs et une méthode qui
s'y appuie.
En conclusion, pour limiter la hausse des températures à
2 % par rapport à l'ère préindustrielle, les pays
développés devront réduire de 25 à 40 % leurs
émissions de CO2 d'ici 2020, avec une cible souhaitée de
30%.
Il sera demandé aux pays en développement de s'engager également
sur des objectifs chiffrés et contraignants, hormis les moins avancés.
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