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Après les débordements, le coût caché des soirs de match

Article lu 2342 fois, depuis sa publication le 03/06/2026 à 07:52:54 (longueur : 7571 caractères)


Les grands soirs de sport sont d'abord des moments de ferveur collective. Ils remplissent les rues, les terrasses, les transports, les places publiques. Ils donnent à une ville ou à un pays le sentiment rare de vivre une émotion commune. Mais lorsque la fête bascule en violences, le match ne se termine pas au coup de sifflet final. Il se prolonge dans les vitrines brisées, les véhicules incendiés, les abribus détruits, les commerces fermés, les forces de l'ordre mobilisées et les habitants sidérés.

Les débordements survenus après certaines célébrations sportives récentes rappellent que ces événements ont un coût souvent sous-estimé. Après les violences liées au sacre du PSG, le ministère de l'Intérieur a fait état de 890 interpellations, 721 gardes à vue et 178 policiers et gendarmes blessés, selon les bilans relayés par la presse. Ces chiffres donnent une première mesure de l'ampleur du désordre, mais ils ne disent pas tout. Derrière eux se cache une chaîne de conséquences économiques, assurantielles et sociales beaucoup plus large.

Le premier coût visible est matériel. Une vitrine cassée ne représente pas seulement quelques mètres carrés de verre à remplacer. Elle signifie parfois une fermeture temporaire, une perte de chiffre d'affaires, des salariés renvoyés chez eux, des marchandises dégradées, un sentiment d'insécurité pour le commerçant et ses clients. Pour...

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