Loi d'urgence agricole est un texte d'apaisement devenu un nouveau terrain de fracture Alors que le gouvernement souhaitait en faire un texte d'apaisement, le projet de loi d'urgence pour la protection de la souveraineté agricole, soumis au vote solennel des députés le mardi 2 juin, a ravivé les divisions au sein de l'Assemblée nationale. Les élus se sont opposés sur la gestion de la ressource en eau, la protection contre la concurrence déloyale, les mesures relatives au loup ou encore la fixation des prix agricoles. En somme, le texte a cristallisé les tensions sur presque tous les sujets sensibles du monde agricole.
En adoptant le texte, les députés ont confirmé l'orientation défendue par le gouvernement, qui entend lever certains freins au stockage de l'eau et aux projets d'extension des élevages. Mais l'Assemblée nationale ne s'est pas limitée à valider la copie de l'exécutif. Elle a aussi durci plusieurs dispositions, notamment sur la protection des troupeaux face à la prédation du loup, la lutte contre les distorsions de concurrence subies par les agriculteurs français et la prise en compte du prix des matières premières agricoles dans la construction des prix.
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