
Pourquoi les consommateurs continuent-ils à recevoir des appels malgré l’interdiction ?
Depuis le 11 août 2026, les entreprises ne peuvent plus, en principe, démarcher un consommateur par téléphone sans avoir obtenu son accord préalable. Cette nouvelle réglementation devait marquer un tournant dans la lutte contre les appels commerciaux non sollicités. Pourtant, les téléphones continuent de sonner. Entre les exceptions prévues par la loi, les consentements parfois oubliés et les pratiques illégales, la disparition du démarchage téléphonique est loin d’être acquise.
Une interdiction qui inverse les règles du démarchage
Pendant des années, les consommateurs français ont dû entreprendre eux-mêmes des démarches pour limiter les sollicitations commerciales. Le dispositif Bloctel leur permettait de s’inscrire sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. Les entreprises étaient alors tenues de vérifier que les numéros qu’elles souhaitaient appeler ne figuraient pas sur cette liste.
Depuis le 11 août 2026, le fonctionnement est inversé. Désormais, ce n’est plus au consommateur de refuser les appels, mais à l’entreprise de démontrer qu’elle a obtenu son autorisation.
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