Besoin de liquidités, faut-il retirer ou demander une avance de son assurance-vie ? Une dépense imprévue, des travaux à financer ou un décalage temporaire entre des revenus et des charges peuvent placer un épargnant dans une situation paradoxale. Il dispose parfois de plusieurs dizaines de milliers d'euros sur une assurance-vie, mais manque momentanément de liquidités sur son compte courant.
Le premier réflexe consiste souvent à effectuer un rachat partiel. Une autre possibilité, moins connue, peut être prévue par le contrat : demander une avance à l'assureur. Cette opération permet d'obtenir une somme d'argent sans retirer l'épargne placée sur le contrat.
L'avance n'est cependant ni un retrait gratuit ni une faculté automatiquement ouverte à tous les souscripteurs. Elle constitue un prêt portant intérêts, accordé selon les conditions fixées par l'assureur. Elle doit donc être comparée au rachat partiel, mais aussi au découvert bancaire et au crédit à la consommation.
Une somme prêtée sans désinvestir le contrat
Le code des assurances permet à l'assureur d'accorder une avance au souscripteur dans la limite de la valeur de rachat du contrat. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation générale. Les conditions sont précisées dans le contrat ou dans un règlement des avances.
L'assureur ...
