
Arrêts maladie, le renforcement des contrôles risque-t-il de pénaliser les salariés réellement malades ?
Face à la progression des dépenses d’indemnités journalières, les pouvoirs publics multiplient les mesures destinées à mieux encadrer les arrêts de travail. Depuis septembre 2026, de nouvelles règles limitent notamment la durée des prescriptions et renforcent leur justification médicale. Si l’objectif affiché est de lutter contre les abus et de maîtriser les dépenses de l’Assurance maladie, ces évolutions soulèvent une question sensible : comment détecter les arrêts injustifiés sans compliquer la situation des salariés qui ont réellement besoin de soins et de repos ?
Les arrêts maladie sont devenus un sujet majeur pour les finances sociales, mais également pour les entreprises confrontées aux absences de leurs collaborateurs. Selon les chiffres gouvernementaux, les dépenses d’indemnités journalières ont atteint environ 18 milliards d’euros en 2025, soit une progression de 45 % depuis 2019. Le nombre d’arrêts indemnisés, pour maladie ou au titre des accidents du travail et maladies professionnelles, a également augmenté, atteignant 9,1 millions en 2024.
Cette évolution explique en partie la volonté des pouvoirs publics de renforcer les contrôles. Mais une hausse des dépenses ne signifie pas nécessairement une augmentation équivalente des fraudes. Le (vous en avez lu 11%, il reste à lire 89%, de cet article.)
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