La privation matérielle s'installe comme indicateur central de la fragilité sociale Pendant longtemps, la pauvreté a été lue d'abord à travers le revenu. Ce repère reste indispensable, mais il ne suffit plus à saisir ce que vivent concrètement les ménages. La montée en puissance de l'indicateur de privation matérielle et sociale change le regard. 
Ce que mesure désormais cet outil, ce n'est pas seulement un niveau de ressources insuffisant, mais l'impossibilité de faire face à des dépenses ordinaires, de chauffer correctement son logement, de remplacer des meubles usés, de s'acheter des vêtements neufs, de partir quelques jours ou d'absorber une dépense imprévue. Mi-avril, Vie publique a justement remis ce sujet au centre du débat en soulignant qu'en 2025, environ 9 millions de personnes étaient concernées en France.
Les données de l'Insee confirment cette centralité nouvelle. Début 2025, 13,5 % des personnes vivant dans un logement « ordinaire » en France hors Mayotte sont en situation de privation matérielle et sociale, soit 9 millions de personnes. En France métropolitaine, le taux atteint 13,1 %. Surtout, l'Insee souligne...
