L'épineuse question d'un jour férié pas comme les autres Le débat sur le travail le 1er mai, en France, a connu un brusque coup d'arrêt avec la décision du gouvernement de ne pas réunir de commission mixte paritaire sur la proposition de loi visant à permettre à certains salariés volontaires de travailler ce jour-là. Cette séquence politique, déjà sensible en raison de la portée symbolique du 1er mai, a pris une dimension supplémentaire après les critiques formulées par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Invitée mardi 14 avril sur RTL, a fait part de sa déception et a clairement mis en cause la méthode du gouvernement, qu'elle tient pour responsable de l'échec du texte.
Au coeur du dossier se trouvait une proposition de loi d'origine parlementaire destinée à autoriser, dans certains cas, des salariés volontaires à exercer leur activité le 1er mai. Or, ce sujet touche à un principe particulièrement sensible dans le droit social et dans l'imaginaire collectif français. Le 1er mai ne constitue pas un jour férié comme les autres. Il est associé à l'histoire sociale du pays, à la fête du Travail, aux luttes ouvrières et à la protection du repos des salariés. Toute tentative de faire évoluer son régime juridique se heurte donc immédiatement à de fortes résistances, en particulier du côté des organisations syndicales.
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