
Santé mentale au travail salariés et dirigeants demandent d’agir sur l’organisation
La prévention de l’épuisement professionnel ne peut plus se limiter à apprendre aux individus à mieux supporter la pression. C’est l’un des principaux enseignements d’une enquête réalisée auprès de 3 916 personnes, dont 2 801 salariés et 1 115 dirigeants, indépendants, DRH et représentants du personnel. Salariés et responsables d’entreprise convergent largement sur un point : pour lutter durablement contre la souffrance au travail, il faut aussi s’intéresser à la charge de travail, à l’organisation, au management, aux moyens disponibles et aux effectifs.
Méthodologie : enquête réalisée en ligne par BuzzPress pour Santé du Dirigeant du 28 août au 4 septembre 2026 auprès de 3 916 personnes. L’échantillon comprend 2 801 salariés, constitué selon la méthode des quotas et redressé sur des données de l’Insee, ainsi que 1 115 personnes regroupées dans l’étude sous l’appellation « dirigeants », comprenant notamment des DRH, représentants du personnel, indépendants et dirigeants.
L’étude met parallèlement en évidence plusieurs différences importantes entre salariés et dirigeants. Elles concernent notamment la perception des actions déjà engagées dans les entreprises, la possibilité d’avouer son épuisement et la capacité à interrompre temporairement son activité pour des raisons de santé.
Une prévention encore trop souvent centrée sur les individus
Depuis plusieurs années, la santé mentale s’est imposée dans les préoccupations des entreprises. Soutien psychologique, gestion du stress, séances de méditation ou actions consacrées au bien-être se sont multipliés. L’enquête montre toutefois que les salariés ne considèrent pas nécessairement ces dispositifs comme suffisants.
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