Trêve fragile La trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l'Iran apporte un répit diplomatique, mais elle ne dissipe en rien les inquiétudes économiques. Au contraire, le document hebdomadaire d'UBS France montre que, derrière l'accalmie apparente, les marchés restent traversés par une forte incertitude. L'enjeu central tient à l'énergie : depuis la fin février, la hausse des prix du pétrole commence déjà à produire ses effets sur l'inflation, en zone euro comme au-delà.
Le constat est clair. L'estimation provisoire de l'inflation en mars dans la zone euro fait apparaître une accélération à 2,5 % sur un an, soit une progression de 60 points de base par rapport à février. Cette remontée s'explique d'abord par le retournement des prix de l'énergie. Ceux-ci ont augmenté de 6,8 % en mars, soit 4,9 % sur un an. Pour UBS, le conflit iranien et les perturbations affectant les approvisionnements mondiaux en gaz et en pétrole se reflètent déjà dans les statistiques. La banque estime en outre que les prix alimentaires pourraient suivre la même tendance dans les prochains mois.
Cette évolution n'est pas anodine. Une poussée énergétique agit comme un choc d'offre : elle renchérit les coûts sans provenir d'un regain de demande. En d'autres termes, l'économie encaisse une hausse de prix subie, et non une surchauffe alimentée par la consommation. C'est précisément ce qui rend la situation délicate pour les banques centrales. UBS rappelle qu'une ...
