vIBAN : les autorités financières alertent sur un risque de blanchiment Le 13 avril 2026, l'ACPR et Tracfin ont publié un panorama des services d'IBAN virtuels en France et, surtout, une alerte nette sur certaines pratiques jugées à haut risque en matière de blanchiment de capitaux. Leur message n'est pas une remise en cause globale de l'outil. Il consiste plutôt à distinguer des usages légitimes, souvent utiles aux entreprises, de montages qui brouillent la traçabilité des fonds.
Pour comprendre l'enjeu, il faut repartir de la mécanique. Un vIBAN, ou IBAN virtuel, correspond en général à un IBAN secondaire rattaché à un compte principal, parfois appelé compte maître. Ce dispositif permet d'attribuer plusieurs identifiants à un même compte pour faciliter la réconciliation des paiements, la comptabilité analytique ou certains besoins de gestion de trésorerie. Sur ce terrain, les autorités ne contestent pas l'intérêt opérationnel du produit. Elles relèvent au contraire qu'une majorité des offres examinées en France relève bien d'usages légitimes.
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