L'AMF veut reprendre la main sur les usages de l'IA Faut-il encore, et est-il même encore possible, de réguler l'usage de l'intelligence artificielle ? La question n'a plus grand-chose de théorique dans la finance. D'un côté, les outils se diffusent vite, parfois plus vite que les cadres de contrôle internes. De l'autre, les régulateurs européens et nationaux ont déjà commencé à baliser le terrain. Le règlement européen sur l'IA est entré en vigueur le 1er août 2024, avec une application progressive selon les catégories d'obligations, tandis que l'ESMA a publié dès mai 2024 des orientations à destination des acteurs qui utilisent l'IA dans les services d'investissement. Autrement dit, le sujet n'est plus de savoir s'il faut superviser, mais comment superviser utilement une technologie qui s'insère déjà dans les chaînes de décision, de conseil, de conformité et de contrôle.
C'est dans ce contexte que l'Autorité des marchés financiers a clairement hissé l'intelligence artificielle au rang de priorité stratégique pour 2026. Dans ses priorités 2026, l'AMF explique que la croissance de l'usage de l'IA dans le secteur financier fait émerger de nouveaux risques, notamment en matière de cybersécurité. Le 13 janvier 2026, elle a encore précisé qu'elle finaliserait en 2026 sa feuille de route sur l'IA et qu'une étude sur les usages observés servirait ...
