Contre Feu conteste le récit alarmiste porté par les industriels Le débat sur le marché parallèle du tabac en France ne se limite pas à une bataille de chiffres. Il oppose aussi deux lectures du phénomène : celle des industriels, qui alertent sur la montée de la contrefaçon et des trafics, et celle des association "Le débat sur le marché parallèle du tabac en France ne se limite pas à une bataille de chiffres. Il oppose aussi deux lectures du phénomène : celle des industriels, qui alertent sur la montée de la contrefaçon et des trafics, et celle des associations de santé publique, qui appellent à replacer ces données dans leur contexte méthodologique, économique et sanitaire.
Après la publication d'une étude d'Imperial Brands Seita consacrée à la contrefaçon de cigarettes en France, l'association Contre Feu, l'alliance contre l'industrie du tabac, apporte une lecture critique du discours porté depuis plusieurs années par les fabricants de tabac autour du marché parallèle. Sans nier l'existence de trafics ni la nécessité de lutter contre les réseaux criminels, l'association invite à la prudence face aux chiffres mis en avant par les cigarettiers.
Des chiffres industriels qui nourrissent le débat public
Dans son étude, Imperial Brands Seita affirme que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac aurait atteint 18,8 % en France fin 2025, contre 1,4 % fin 2018. L'entreprise y voit le signe d'une progression massive du phénomène, avec une implantation désormais visible dans l'ensemble des régions métropolitaines. Elle insiste également sur l'industrialisation des trafics, la présence d'usines clandestines, le rôle des réseaux sociaux et la nécessité de renforcer les moyens juridiques, humains et opérationnels pour lutter contre ces filières.
Ces éléments ne sont pas sans importance. La contrefaçon de tabac soulève bien des enjeux de sécurité publique, de fiscalité, de ...
