L'intelligence artificielle conseille encore à bas bruit les épargnants Selon une étude de l'AMF consacrée à l'intelligence artificielle et aux placements, seuls 11 % des Français utilisent aujourd'hui l'IA pour s'informer avant d'investir. Un usage encore minoritaire, mais déjà plus marqué chez les jeunes, les diplômés et les investisseurs en crypto-actifs.
Rappel : tout placement financier présente des risques de pertes en capital, les rendements du passé ne préjugent pas des rendements futurs.
L'intelligence artificielle s'invite progressivement dans les pratiques d'épargne, mais elle ne bouleverse pas encore les réflexes des Français. D'après l'édition spéciale du Baromètre de l'épargne et de l'investissement publiée par l'Autorité des marchés financiers le 8 juin 2026, seuls 11 % des Français déclarent utiliser l'IA comme source d'information avant d'effectuer un placement. Le conseiller bancaire ou financier reste très largement devant, cité par 42 % des répondants. L'étude repose sur un sondage réalisé par Audirep en octobre 2025 auprès de 2 120 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française.
Un outil encore secondaire dans la décision financière
Ces chiffres montrent que l'IA n'est pas encore devenue un réflexe massif pour les épargnants. Elle est davantage utilisée comme un appui, une source supplémentaire, plutôt que comme un véritable arbitre de décision. Selon l'AMF, parmi les personnes qui utilisent l'IA avant un placement, 54 % le font en complément de leurs propres recherches, par exemple sur Internet, et 41 % ...
