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Il ne s’agit pas de l’instruction de la plainte concernant la mort, en 2009, d’un transporteur d’algues vertes, en cours au pôle santé de Paris mais de l’instruction des plaintes déposées par deux associations d’écologistes contre le préfet des Côtes d’Armor.
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Ces plaintes visent plus précisément les représentants de l’Etat et notamment les préfets successifs des Côtes d’Armor et leurs donneurs d’ordre, ou supplétifs ou tous autres auteurs, coauteurs ou complices, en somme tout l’appareil de l’Etat.
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Elles sont fondées sur la mort de 36 sangliers l’été dernier, imputée aux gaz toxiques dégagés par les algues vertes en putréfaction, en l’absence de mesures prises pour empêcher de laisser se dégrader un site classé comme la baie de Saint-Brieuc.
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Les plaintes visent aussi le fait de laisser s’écouler dans les eaux des substances nuisibles à la santé et à la faune.
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Pour ce qui est du gaz toxique, il s’agit de l’hydrogène sulfureux produit par la décomposition des algues vertes, formées au large et déposées sur les plages par la marée.
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Il s’agit d’un gaz toxique, mortel en fonction de la dose respirée, heureusement facilement détectable par son odeur d’œuf pourri, s’il s’évapore au fur et à mesure de sa formation.
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Le danger vient du fait du gaz piégé sous forme de bulles sous les algues, qui éclatent au moindre choc, ce qui a été fatal aux sangliers trouvés morts.
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Les jeunes enfants, en raison de leur petite taille, y sont particulièrement exposés et il ne faut absolument les laisser s’approcher et encore moins les laisser jouer dans des tas d’algues, sur les plages.
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Dans la mesure où il ne peut pas être question de fermer l’accès des plages au public et tant que les algues vertes viendront s’échouer sur les plages, il n’y aura pas d’autre solution que de venir, à grands frais, les ramasser régulièrement.
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Peut être trouvera-t-on la solution de leur valorisation dans des conditions économiquement rentables, dans la production d’énergie qui manque cruellement en Bretagne.
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Le second volet de la plainte met en cause le modèle de culture et d’élevage breton en lui reprochant l’écoulement de substances nuisibles à la santé et à la faune.
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Toutes choses égales par ailleurs, ce volet vise la formation des algues en mer alimentée justement par l’écoulement des substances nuisibles mentionnées.
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Il faut rappeler à cet égard que le tribunal administratif de Rennes en 2007 et la cour administrative d’appel de Nantes en 2009 avaient déjà jugé que les algues vertes proviennent d’une politique de laisser faire et que les représentants de l’Etat sont responsables de cette situation.
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La responsabilité de l’Etat a été mise en évidence par les tribunaux administratifs et les plaintes qui viennent d’être déposées tendent à faire passer les représentants de l’Etat devant les tribunaux correctionnels pour répondre des infractions commises en son nom.
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Mais dans l’espoir de quel résultat ?
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Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer les programmes mis en place par les pouvoirs publics pour réduire la pollution des sols et des cours d’eau bretons, sans nuire à son potentiel d’élevage et de culture, ce qui prend nécessairement du temps.
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