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Alors que le cap des 7 milliards d’habitants sur notre globe est sur le point d’être franchi, les derniers prix alimentaires publié par la Banque mondiale, demeurent de 33% supérieurs à leur niveau de juillet 2010.
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En un an, le cours du maïs a progressé de 84% et celui du blé de 55%, ainsi la situation alimentaire demeure tendue parce que les stocks mondiaux sont au plus bas depuis 1970 pour le maïs et depuis la fin des années 90 pour le blé et pour le riz.
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Dans ce contexte, le danger est accentué par la volatilité et l’hétérogénéité des prix alimentaires, qui bondissent dans une région et chutent ailleurs, en fonction des situations météorologiques et politiques locales.
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Les prix alimentaires tendent globalement à être de plus en plus élevés et instables depuis une dizaine d’années
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La Banque mondiale rappelle la situation critique en Somalie où la faim menace 3,7 millions de personnes, en partie à cause du bond récent des prix des céréales dans la région.
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C’est l’occasion pour l’agence alimentaire de l’ONU, la FAO, de pointer la progression constante de la production d’agrocarburants, désignés souvent à tort de biocarburants, alors qu’ils n’ont rien de biologique, au détriment de la production destinée à l’alimentation de l’homme.
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De multiples facteurs permettent d’expliquer ces hausses comme l’accroissement de la demande imputable à l’augmentation des revenus dans les pays émergents, qui entraîne une modification progressive des habitudes alimentaires.
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Cependant, c’est du côté des agrocarburants que se trouve la principale cause de la hausse des marchés, dont l’augmentation trouve son origine dans une politique publique de subventions, menée par les Etats Unis et par les gouvernements des pays de l’Union européenne, pour y trouver un substitut aux hydrocarbures accusés de pollution et qui risquent un jour à manquer.
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Aujourd’hui, on est de moins en moins persuadé que les émissions de gaz à effet de serre, imputables directement et indirectement à la production d’agrocarburants, en particulier du fait des déforestations pour gagner des terres agricoles au Brésil et en Indonésie, soient inférieures à celles découlant de la production et de l’utilisation de carburants issus du pétrole.
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Par ailleurs, la crainte de manquer d’hydrocarbures s’estompe du fait de la découverte de nouveaux gisements de gaz et de pétrole un peu partout dans le monde.
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Le tout est de savoir comment faire marche arrière et de récupérer la partie de la production agricole indispensable à la nourriture humaine.
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