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L’IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière) nous indique, qu’en Belgique, l’idée de généraliser le 30 km/h dans les agglomérations suscite un intérêt croissant.
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Une analyse d’une trentaine d’études concernant des zones urbaines étant passées à 30 Km/h (*), mettent en avant le fait que cela permet de réduire le nombre d’accidents corporels d’environ 25 % et de 40 % pour les accidents graves et mortels. (*)Elvik, R. (2001). Area-wide urban traffic calming schemes : a meta-analysis of safety effects. Accident Analysis and Prevention, 33, 327-336.
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Ainsi, l’IBSR rappelle que la moitié des accidents en agglomération impliquent un piéton, un cycliste ou un cyclomotoriste. En réduisant la vitesse des véhicules à 30 km/h, les usagers sont moins exposés. Et en cas d’accident, le risque de décès d’un piéton heurté par une voiture à 30 km/h est très faible (entre 1 et 3 %), alors qu’il est de 10% lorsque la voiture roule à 50 Km/h.
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C’est pourquoi, dans une politique de sécurité routière volontariste, l’IBSR considère que 30 km/h est la vitesse maximale compatible avec la sécurité des usagers faibles.
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Par ailleurs, la mise en zone 30 de centres urbains profite aussi aux occupants de voitures. À Londres, par exemple, le passage à 20 mph a eu le plus d’effets sur les automobilistes (- 53 % de victimes), suivis par les piétons et les deux-roues motorisés (- 32 et - 33 %).
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Par ailleurs, dans les « zone 30 », le confort de vie est amélioré.
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Mais il faut des aménagements contraignant pour obliger les automobilistes à lever le pied.
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Effectivement, l’IBSR montre que dans les zones 30 situées aux abords des écoles et dépourvues d’aménagement, 93 % des conducteurs sont en infraction, dont 7 sur 10 roulent à plus de 40 km/h.
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Par ailleurs, du point de vue de la sécurité routière, mieux vaut, selon l’IBSR, étendre la limitation à 30 km/h à un large périmètre (provisoirement) peu aménagé que de concentrer les moyens disponibles sur quelques zones réaménagées de manière hyper-contraignante.
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En effet, une baisse de la vitesse moyenne de l’ordre de quelques km/h à l’échelle d’une agglomération aura plus d’impact qu’une réduction plus marquée mais limitée à quelques rues.
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Sans aménagement spécifique, obligeant à réduire sa vitesse, il reste uniquement possibilité de contrôler les automobilistes, où d’avoir une politique de communication sur le sujet.
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Mais comme l’indique l’IBSR, la modération de la vitesse est une des premières mesures à prendre pour réduire l’insécurité objective et subjective dans nos agglomérations. Dans ce contexte, la mise en zone 30 des centres urbains est devenue d’autant plus inéluctable qu’elle a également des effets collatéraux bénéfiques sur le cadre de vie de nos villes.
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